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Powell

Vendredi 23 Juin
Parc Chanot - MARSEILLE
02H15 - 03H15
Palais Phocéen
Techno – Diagonal Records (Royaume-Uni)

Attention, faut pas trop l’énerver le garçon. Il y a un peu plus d’un an, ce producteur anglais sans limites envoyait un courrier de fan à son confrère Steve Albini (producteur économe et brutal, de Nirvana à PJ Harvey. ennemi mortel de l’easy-listening). Au lieu de lui fournir les conseils et louanges espérés, l’Américain lui fit une réponse méprisante, refusant de qualifier les titres de Powell de musique à part entière. Le sang du londonien ne fit qu’un tour et le voilà publiant à ses frais, sur un panneau d’affichage géant de l’est de Londres, la missive délirante d’Albini, qui insultait la techno, les clubs, les clubbeurs, leurs drogues, leurs conversations et même leurs fringues – mais qui, dans une logique opaque, lui accordera le droit d’utiliser le sample demandé…
Méchant le Powell ? Peut-être. Grinçant, acide, agressif, dérangeant, contestataire, provocateur, c’est sûr. La musique de club qu’Oscar Powell voulait entendre n’existait pas. Aussi l’a-t-il créée lui-même. Ses morceaux combinent attitude post-punk, physicalité de la techno et esprit aventureux de musique expérimentale. Primale, radicale, violente et sauvage, Powell produit une techno tordue qui ordonne aux machines de produire des larsens, mai pas que…
Cofondateur du label Diagonal, Powell a ainsi apporté un son neuf, dangereux, piquant, sinistre même dans une nuit londonienne qui commençait à s’éteindre à force de house recyclée. Son album Sport sorti chez XL Recordings en 2016 semble constamment au bord de la rupture, comme si sa musique cherchait à s’autodétruire à chaque instant, dans un même geste d’auto-sabordage et de tentative d’échapper à toutes les catégories qu’on a essayé jusqu’ici de lui accoler.
Powell appartient au club très fermé des artistes dont la musique est un style en soi. La marque des grands !